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Escapade à Deauville
1er novembre 2001
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Après le premier passager post-brevet, le week-end avait été bien rempli, avec trois vols et 2h45 d'avion.
Samedi, après l'annulation, cause météo, du vol qui devait me conduire à Rouen, je fais deux vols local avec des amis pour me consoler, malgré le temps menaçant. Dimanche, j'emmène mes parents voir le château de Vaux le Vicomte.
Aujourd'hui, il est temps de sortir à nouveau de la cour de récréation, pour la première fois avec des passagers. Direction Deauville, pour profiter de cette superbe journée.
8h55 : arrivée à l'aéroclub. L'avion est devant les autres, ouf ! On le sort, on charge les sacs. Bon, le réservoir est à moitié vide (et à moitié plein également), donc il faudra faire un arrêt au stand avant de décoller.
9h30, décollage. Direction le transit sud. Les zones de Brétigny étant inactives, on va contourner la zone A en passant au large de Sierra Alpha.
Puis, cap sur la forêt de Brotonne, pour pouvoir suivre en cheminement les dernières boucles de la Seine jusqu'au pont de Normandie, via le pont de Tancarville.
Dès qu'on peut, on grimpe, pour s'installer au niveau 45. Les zones d'Evreux sont inactives aussi, les militaires sont de repos aujourd'hui.
Petit coucou avec Rouen, on entre dans leur zone et on passe au sud d'Elbeuf. Puis arrive la Seine (enfin, elle n'était pas loin depuis pas mal de temps, depuis Paris en fait, mais on était un peu trop au sud pour la voir).
Et voilà le pont de Tancarville, alors qu'on voit déjà, au loin, se profiler son (jeune) grand frère, le majestueux pont de Normandie. Majestueux, et pourtant, même s'il grossit au fur et à mesure que l'on s'en approche, il semble finalement pas si grand que ça, vu de haut...
Le pont de Normandie, c'est aussi le point Echo Delta, d'entrée dans la TMA de Deauville. Nous prenons le cap de l'aérodrome alors que le contrôle nous signale plusieurs autres trafics aux alentours du pont. Intégration en base main droite, derrière un TB9 venu lui aussi de Lognes et qui nous a dépassé, et atterrissage en douceur sur la longue piste de Deauville.
On suit le TB9 sur le parking, et on contourne un superbe Gulfstream pour aller se garer à coté du TB, en suivant les indications du placeur. Paiement de la taxe (douce : 49 F parking compris), et on saute dans un taxi qui attendait devant l'aérodrome les pilotes privés en balade.
On s'achète un sandwich dans le centre ville, et hop, direction la plage, où on foule les planches et le sable pour aller manger au bord de l'eau. Il y a moins de deux heures, on était à Paris...
Retour à l'aérodrome, et décollage dans la foulée. On reste dans l'axe de la piste 30 et on se retrouve sur l'estuaire. Cap vers le Havre, qu'on contourne au large. Puis demi tour, et on remonte l'estuaire vers le pont de Normandie qu'on survole à nouveau.
Puis, après un dernier petit coucou au pont de Tancarville, cap sur le VOR de Rambouillet. On dépasse Rouen, on passe pile poil verticale de la base d'Evreux, avec ses gros Transall endormis sur le tarmac.
Et voici à nouveau Rambouillet. Arrivé vers Sierra Alpha, on décide, puisqu'on a un peu de temps avant de rendre l'avion, d'aller montrer le chateau de Vaux le Vicomte aux passagers. C'est pas loin, et c'est joli.
Ca mitraille sec pendant qu'on fait un large cercle autour du château et de ses jardins, avant de remettre le cap sur Lognes. Puisqu'on a décidément le temps, on va aussi leur montrer le château de Ferrière. C'est moins joli, mais c'est pas vilain.
Atterrissage à Lognes, après 3h12 de vol. Les passagers sont ravis, et prêts à recommencer !
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