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Attention : les posts les plus récents sont en haut, donc si vous voulez lire dans l'ordre chronologique, il faut aller tout en bas, et remonter. 30.09.03
Illiad, qui possède entre autre Free, mais aussi la marque "Annu" et qui exploite le célèbre 3617 ANNU et annu.com, nous menace de nous attaquer si nous ne cessons pas, sous 48 heures, d'utiliser le nom "Annublog". Ca a commencé par un email, que nous avons ignoré. Hier, ils sont passés à la vitesse supérieure : mise en demeure signifiée par lettre recommandée. Voir l'article de Transfert.net. Du coup, on a décidé de fermer Annublog. Mais pas de panique, le site va renaitre d'ici la fin de la semaine, sous un autre nom (et cette fois ci, on ne nous le fera pas deux fois, on a déposé la marque !) Illiad, ou comment sombrer dans l'excès dans le domaine du dépot de marque, en faisant un véritable hold up sur des mots d'usage courant dans la langue française... Ou comme le dit Greg plus franchement : "ce sont vraiment des bouffons". 30.09.03
Tout à l'heure, j'étais devant la boutique, en train de téléphoner à Greg. Je regardais devant l'aérogare, et je vois un charmant jeune homme sortir de sa voiture. Je le signale à Greg, tout en discutant, puis l'informe que le jeune homme se dirige vers l'aérogare, et que plus il est près, plus je le trouve Miam. - "Holala, je vais devoir raccrocher, à tous les coups il vient à la boutique, faut que je l'accueille !" Le mec entre dans l'aérogare, passe devant moi, et entre dans la boutique. J'entre à sa suite : "Bon, Greg, je te laisse, j'ai un client !" Greg se marre, me dit au revoir, et je raccroche. Grand sourire : "Bonjouuuuur, je peux vous aider ??? " Gniark gniark gniark... Ca a du bon d'être commerçant ! :-) 30.09.03
Le livre de Vincent Humbert, "Je vous demande le droit de mourir" est déjà épuisé un peu partout... Il est en réédition. Et on reparle de lui parce qu'un médecin revendique le fait d'avoir débranché le respirateur artificiel... Le succès du bouquin ne me choque pas. Vincent avait une façon très forte de parler de son cas, et si son bouquin peut aider à parler du problème, tant mieux ! 29.09.03
Ce matin, on est allé voir un fournisseur dans le Tarn. Sur la route, filant bon train dans ma petite 206, sous le soleil et au milieu des champs, je me suis dit que la vie pourrait être plus dure. Que, par exemple, je pourrais être à Paris dans un bureau vide avec des barreaux aux fenêtres, ou coincé dans un embouteillage sur le périphérique, entre la porte de Bercy et celle d'Italie... :-) 29.09.03
Ce soir, dîné au resto "Eau de folles". Bizarre comme nom... Sur la route, nous avons croisé les travaux du métro. Pourquoi faut-il installer une grue pour le chantier d'un métro, qui, par définition, est souterrain ? Installée au fond du trou, elle ne se contente même pas d'en atteindre le niveau des bords, non non, elle se dresse largement au dessus. Mystère. 29.09.03
Dans la vie, il y a des dilemmes terribles. Ce matin, par exemple. J'étais le premier à un feu rouge, en face de l'université Paul Sabatier. Fallait-il surveiller le feu, ou mater le mignon petit étudiant qui traversait ? Faute de pouvoir trancher, j'ai alterné. Le feu, l'étudiant mignon, le feu, l'étudiant mignon, le feu... 28.09.03
Alors que je surfe, une popup pour un site de rencontre me saute à la gueule. Par curiosité, je clique sur les menus déroulants : Je suis un homme, qui cherche un homme, etc. Quate photos s'affichent. Tiens, il a l'air miam celui là, et hop, je clique pour voir son profil. C'est un mec de 20 ans, qui dit : "Salut à tous! Je suis un étudiant et je cherche 1 gars pas efféminé ...dans l'hérault." C'est bizarre quand même, cette tête me dit quelque chose. Ha bah oui, mais c'est bien sûr, c'est Gaspard Ulliel ! Normal que je l'aie trouvé miam... 28.09.03
Dans les années 20 et 30, les pilotes de
l'Aéropostale (dont Mermoz, Saint-Exupéry,
Guillaumet, Reine et les autres) décollaient de ce
même aérodrome, qui va fermer ses portes
à la fin de l'année.
Ca me rappelle mon périple africain d'avril dernier... Et ca donne envie. D'ailleurs, l'an prochain, si tout va bien, je serai parmi les concurrents. 26.09.03
"Pourvu qu'il meurre !" C'est ce que je voulais écrire hier soir dans mon blog, et puis je n'ai pas pris le temps de le faire. Ce fut ma réaction immédiate quand j'ai entendu, hier, donc, que Vincent Humbert était dans le coma après que sa mère l'ait aidé à se suicider. La bonne nouvelle est arrivée aujourd'hui. Vincent est mort ce matin. Je suis très heureux pour lui, pour sa mère, son père, ses deux grands frères, et tous ceux qui l'aimaient. Le voilà enfin libéré de sa vie de merde (l'expression est de lui). Tétraplégique, aveugle, muet... Pendant plus d'un an, de septembre 2000 à novembre 2001, Vincent a vécu sans pouvoir s'exprimer. En décembre denrier, après la médiatisation sa lettre à Chirac, j'avais écrit que sa vie me faisait penser au film de Dalton Trumbo, "Johnny got his gun". Sans doute un des pires cauchemars qui soit. Heureusement, Vincent entendait ce qui se passait autour de lui, et surtout, surtout, entendait sa mèr e qui était présente et qui lui parlait. En mai 2002, il avait pu enfin s'exprimer pour la première fois de son accident, grâce à son pouce droit, appuyant sur la main de sa mère quand elle disait la bonne lettre, et sa première phrase fut : "Maman, je suis content que tu sois là." J'ai lu un quelques articles, celui de Libé, ou le très émouvant article du Monde, qui m'a mis les larmes aux yeux. En décembre dernier, en évoquant la mère de Vincent, j'écrivais dans ce blog : "devra-t-elle aller en prison si elle décide d'aider son fils à mourir ? ". Non seulement elle ne devrait pas aller en prison, mais elle devrait être remerciée pour avoir relancé le débat, pour avoir eu le courage d'aider son fils à mourir en France plutôt que dans un pays où elle n'aurait pas été inquiétée. Cette mère courageuse avait expliqué : "J'en assume toutes les conséquences. J'assume, et puis c'est tout. Pour moi ce n'est pas ça du tout l'important. L'important, c'est que mon fils soit heureux, que mon fils arrête de souffrir, et peu importe l'après, je m'en fiche. Ca n'a pas d'impor tance." Dans son livre, Vincent écrit : "Ce livre je ne le verrai jamais (...) car je suis mort depuis le 24 septembre 2000 (...) Depuis ce jour, je ne vis plus, on me fait vivre, on me maintient en vie. Pour qui, pour quoi, je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que je suis un mort vivant, que je n'ai pas souhaité cette fausse mort et encore moins tout ce que j'endure depuis près de trois ans." "Je voudrais tellement trouver un moyen de crever, pour partir avant de devenir cinglé, méchant, aigri. Plus le temps passe et moins je me vois finir mes jours en légume racorni sur un lit d'hôpital. Ce n'est pas possible." Les derniers mots de son livre sont pour sa mère : "Ne la jugez pas, ce qu'elle aura fait pour moi est certainement la plus belle preuve d'amour au monde (...) Pensez à tout ce qu'elle a accompli pour moi. Pensez à tout l'amour qu'une mère doit avoir en elle pour aimer autant. Et laissez la vivre en paix le semblant de vie qui lui reste à vivre." 26.09.03
Je viens de valider pas mal de blogs pour Annublog, mais ça suffit pour ce soir, faut bien que je prenne aussi le temps d'écrire dans le mien, *quand même* !! :-) Ce qui est bien quand on est commerçant :-), c'est qu'on a la visite de plein de clients. Et plus il y a de passage, plus il y a statistiquement de chances de voir passer des beaux mecs. Plus de 90% des pilotes privés sont des mecs. D'une manière générale, je déplore qu'il n'y ait pas davantage de filles. Ceci dit, l'avantage, c'est que l'immense majorité des clients sont des mecs :-) Aujourd'hui, il y en a eu plusieurs très regardables. Un mec d'une petite quarantaine d'années, dont le tee-shirt moulait le torse musclé et laissait voir des biceps bien développés... Plusieurs petits jeunes commençant tout juste leur formation... Ou encore un tout récent (et jeune) pilote professionnel, au joli prénom, qui m'a presque proposé de faire un tour dans son avion... Miam :-) 24.09.03
Hier lundi, voyage d'affaires à Bordeaux. Visite de quelques fournisseurs et des aéroclubs du coin. En traversant le pont de pierre, nous constatons que le tramway le traverse désormais. Ou plutôt, pour être précis, que les RAILS du tramway le traversent. Parce que d'après ce qu'on a compris, il faudra attendre encore (au moins) 3 moins pour y voir passer un tramway... Et hier, nous avons ramené de Bordeaux trois A380, sans avoir besoin d'utiliser la route à grand gabarit... On se demande à quoi elle sert ! :-) Aujourd'hui, White a trouvé à son goût un des A380, et a joué avec... ![]() A force de jouer dans les rayons, il a d'ailleurs failli être victime d'une drôle d'aventure. Alors qu'il était affalé dans un rayon, il a vu s'approcher de lui une hôtesse allemande. Je me suis dit "Merde, elle va acheter White !!" Finalement, elle a reporté son attention un peu plus loin, et après son départ, j'ai prudemment rangé White derrière le comptoir... 22.09.03
En ce dimanche ensoleillé, Cédric, White et moi sautons dans la Zafiramobile pour prendre la route de Tarbes, où a lieu un meeting aérien pour le 70e anniversaire de l'aéroclub. Après quelques séances de voltige, la présentation de divers appareils, et une belle (et bruyante !) présentation d'un Mirage 2000, le public nombreux a pu applaudir les évolutions impressionnantes de la Patrouille de France. J'ai eu le plaisir de revoir l'instructeur de mes débuts, mais aussi plusieurs amis-pilote, de Tarbes, de Toulouse, mais aussi de Clermont-Ferrand ou d'Arcachon... Voici quelques photos (oui, ENCORE des photos d'avions, Mossieu Gregoo ! Mais celles de la PAF devraient vous plaire, non ? :-) ) J'ai aussi photographié quelques beaux ptits mecs, mais ces photos là, je me les garde ! Mouhahaha :-) 21.09.03
Il arrive par mail, et se fait passer pour un message de Microsoft : "Microsoft User, this is the latest version of security update, the "September 2003, Cumulative Patch" update which resolves all known security vulnerabilities affecting MS Internet Explorer, MS Outlook and MS Outlook Express" Je l'ai déjà reçu pas loin de 10 fois rien que ce matin... Heureusement, mon antivirus veille ! Méfiance, donc ! 21.09.03
Il y a deux ans, à cette heure précise, l'usine AZF explosait à Toulouse, faisant 30 morts (ou 32 selon les associations), et plus de 2000 blessés. La destruction de la tour, haute de plus de 100 mètres de haut, a commencé, mais n'avance pas très vite.
Ces photos ont été prises il y a deux jours, vendredi. Seule le dernier "étage" de la tour (en blanc, avec les lettres AZF) a été démoli pour l'instant. Et les grues qu'on voit sur la photo n'y étaient plus samedi... Hier après-midi encore, une Toulousaine me parlait de ce qu'elle faisait au moment de l'explosion. Et notamment d'un de ses amis, retraité d'AZF, qui avait prévu d'aller à l'usine, ce 21 septembre 2001, pour y régler un problème admini stratif. Il avait pris du retard et n'avait pu y aller. Il aurait dû s'y trouver au moment de l'explosion. Et l'employée qu'il devait rencontrer à été tuée par l'explosion. Deux ans après, le traumatisme causé par la catastrophe est encore bien présent... 21.09.03
Pfff, rien de neuf sur les blogs de Gregoo et Toinoo !!! Heureusement, Tonton évoque son amour pour Marina Foils, et Tati me fait rigoler en racontant ses achats de "pitit os" pour ses "pitissiens". Elle est vraiment folle, cette fille, mais je l'adore... (Ceci expliquant peut-être cela, d'ailleurs !) 21.09.03
Episodes matés chez Twix. Bon, je les avais déjà vus sur le Net il y a quelques mois, donc j'ai hâte de voir la suite...
Très agréable, cette place, je trouve, elle a nettement plus de charme que celle de l'Hôtel de ville à Paris, et pourtant, j'aime beaucoup le bâtiment. A Toulouse, ces pi erres roses, c'est... autre chose, quoi ! Et à Paris, ça se passe bieng aussi ? :-)
19.09.03
Gregoo met dans son blog un message pour "la personne qui a un blog dans lequel on ne peut pas faire de commentaires et qui habite là-bas là-bas dans la forêt-forêt dans la ville rose (tout un symbole !)". Je me sens quelque peu visé... :-) Mossieu Gregoo écrit : "Y se passe quoi alors à part des gros navions qui décollent et des gros navions qui atterrisent ? Nan parce que *quand même tu pourrais faire un effort*, t'es pas très *team work*, on aimerait bien en savoir un peu plus nous." Bon alors va falloir vous y habituer, aux histoires d'avions. Déjà avant j'en p arlais, mais maintenant que je bosse pour une boite aéronautique, sur le 4e aéroport français... C'est comme avant, quand on me disait que je parlaisparfois trop d'homosexualité. Bah ouais, mais je suis pédé et je bossais dans une boite gay, alors forcément, hein... Quoique, avec le temps, j'en parlais de moins en moins, et je ne m'en portais pas plus mal ! Donc, tout ça pour dire que jeudi, nous nous sommes une fois de plus échappés de Toulouse pour aller déjeuner en Ariège. On a filé en voiture à l'aérodrome de Muret (au sud de Toulouse), pour prendre l'avion (oui, certaines personnes reprennent leur voiture le midi pour aller bouffer, nous c'e st l'avion ! :-) ). Direction Saint- Girons. Moins d'une demi-heure de vol, et on se pose. Un copain de Cédric vient nous chercher en voiture et nous conduit chez lui, dans une maison aménagée dans une grange. Sur la route, je profite pleinement de la vue de ces paysages de campagne, en pensant aux gens qui roulent au même moment sur l'A86 ou une autre autoroute francilienne. Déjeuner dans le jardin, au soleil. Il fait encore bon, en cette mi-septembre. En plein soleil, le thermomètre indique 43° ! Après un bon repas, il est temps de retourner bosser. Un peu à la bourre au retour, nous avons décidé de nous poser directement près du bureau, à savoir à Blagnac. Après plusieurs ronds en l'air pour laisser se poser Airbus et autre Boeing, on atterrit, et pour ne pas ouvrir la boutique en retard, Cédric me dépose, moteur tournant, juste en face de l'aérogare d'affaires, à quelques dizaines de mètres du bureau... Le grand luxe ! :-) A la fin de notre dure journée de travail, nous sommes partis à pieds vers le parking pour récupérer le petit Cessna, garé entre plusieurs jets d'affaires. En roulant vers la piste, on regarde se poser un Beluga (voir photo de l'autre jour), puis on décolle juste après l'atterrissage d'un Boieng, et juste avant le décollage d'un A320 d'Air France. On passe au dessus d'un des Concorde d'Air France, arrivé à Toulouse le 27 juin dernier. De retour vers Muret, on passe à la verticale de l'aérodrome militaire de Francazal au moment où s'y pose un Transall. Puis on assiste à nouveau à un superbe coucher de soleil sur l'aérodrome, avant de regagner nos pénates. 18.09.03
Comme promis, quelques photos prises par la fenêtre du bureau. Dans l'ordre : un Beluga, qui transporte les tronçons d'Airbus ; un TBM 700 de l'armée, transportant des huiles, et dont les pilotes sont venus nous voir à la boutique ; Hélico du SAMU 64 avec un A340 aux couleurs d'Airbus au fond ; le même hélico avec un vieux Convair derrière ; Un A330 d'Airbus en pleine phase d'essais en vol ; Coucher de soleil sur Blagnac... 18.09.03
Gregoo n'en fout pas une sur son blog en ce moment, mais il me tient au courant des nouveaux blogs de nos anciens collègues, c'est déjà ça. Après Tonton< /b>, c'est Tom qui lance son blog... Allez, pour la peine, on se ressort la citation de Tati : "Plus on est de folles, plus on rigole !" 16.09.03
Ce matin, j'ai déserté la boutique pour aller bosser dans le bureau. Il est situé au premier étage de l'aérogare d'affaires de l'aéroport de Blagnac, et en face de ses fenêtres, quelques dizaines de mètres plus loin, se trouvent les deux pistes. Une personne normalement constituée trouverait peut-être que le vitrage n'isole pas assez du bruit. Mais je ne suis pas une personne normalement constituée quand il s'agit d'avions. J'ai donc ouvert en grand la fenêtre, et j'ai allumé ma radio pour écouter la fréquence de la tour de contrôle. Et dès que la tour autorisait un avion à décoller, j'attrapais l'appareil photo numérique et je shootais l'avion, qui avait en général le bon goût, au moment de passer devant ma fenêtre, d'avoir déjà décollé, mais de ne pas être encore trop haut, afin de me permettre de prendre des photos sympas. J'ai ainsi vu passer un Airbus en phase d'essais, sans peinture, donc, un Beluga (cet Aribus en forme de baleine, qui transporte des tronçons d'autres Airbus, ou encore un Transall). L'appareil photo est resté au bureau, donc phot os plus tard... 13.09.03
Hier samedi, lever à 7 heures. Petit déjeuner, puis direction l'aérodrome de Muret, ma nouvelle base. Cédric et moi sortons le petit Cessna du hangar, on fait la prévol, et on s'installe à bord. Je fait décoller l'avion pendant que Cédric négocie une trajectoire directe avec le contrôleur de Toulouse Blagnac. Raté, il faudra passer par la verticale de l'aéroport. Je vise l'usine Clément Ader. Un A320 d'Air France décolle juste en dessous de nous, alors que nous survolons la piste de Blagnac. Je regarde l'Airbus prendre de la vitesse et s'élancer dans le ciel. Il ne tarde pas à dépasser notre altitude. Quelque temps plus tard, on appelle le contrôleur de Rodez, où nous arriverons 10 minutes plus tard. Un 737 de Ryan Air s'apprête à atterrir. Je lance à Cédric : "A tous les coups, on va arriver pile poil au même moment que lui !" On voit le Boeing arriver en face, et le contrôleur s'inquiète de savoir si on l'a en visuel. ON le rassure, et on regarde le biréacteur se poser. On tourne en finale, pendant que le 737, une fois posé, fait demi-tour sur la piste pour la remonter jusqu'à la bretelle. On l'a donc en face de nous, pendant que je fait descendre le petit Cessna vers la piste. Le Boeing libère la piste, et on se pose. Nous sommes à Rodez pour faire une initiation au rallye aérien. Quelques explica tions s'imposent. Une épreuve de rallye aérien réunit plusieurs équipages de deux personnes (un pilote et un navigateur). On leur distribue une carte à l'échelle 1/100 000e, sur laquelle ils doivent trouver un certain nombre de points (11 lors de l'épreuve d'hier). Ce n'est pas l'étape la plus facile. Le premier point est déterminé à partir de ses coordonnées. AVec une règle graduée en minutes et en seconde, on trouve le point grâce à sa latitude et sa longitude. Les autres points sont déterminées en fonction d'un ou de eux autres points. Par exemple : "passage à niveau, à 6,8 NM (miles nautiques) du point 7 sur la radiale 26°" Parfois il faut utiliser un compas lorsque le point est, par exemple, un "croisement, à 17,66 km du point de départ, et à 12,7 NM du point 4". Une fois qu'on a nos 11 points, on les relie par des traits, et on a notre itinéraire (un peu tarabiscoté). On détermine le cap de chaque branche, et le minutage. Puis on part en vol, avec un décollage à une heure précise (13h50 pour notre équipage), chaque avion décollant avec 10 minutes d'intervalle. Après le décollage, on vole relativement bas (entre 800 et 1000 pieds sol, soit environ 250 à 300 mètres), pour bien repérer les points. Chaque point est représenté par une photo, mais certaines sont fausses. Il faut déterminer à chaque fois si c'est la bonne photo ou pas. Et on a également deux jeu de 10 photos, toutes vrai es, prises sur le trajet. Il faut trouver où a été prise chaque photo, et reporter ces points sur notre carte. Avec Cédric, on ne s'est pas perdu, on a trouvé tous les points sauf le dernier, on n'a pas fait de fautes sur l'identification des photos des points tournants, par contre on n'a repéré que 9 photos sur les 20... Et en plus, à voler si bas au dessus d'un relief très valloné (d'o ù des turbulences très fréquentes), on a tous les deux failli être malades ! :-) Mais c'était une expérience plutôt intéressante, dautant plus que nous avons eu la chance d'être coachés par la championne de France de la discipline... Ci-dessous, une photo prise au retour vers Toulouse, et le coucher de soleil sur l'aérodrome de Muret, dont on distingue l'ombre de la manche à air à gauche (Cliquer sur les photos pour les agrandir). C'est beau, non ? La soirée s'est terminée à l'aéroclub, autour d'un apéro, puis nous avons tenté, à 9, de venir à bout des 10 kilos de moules qui constituaient nitre repas... Au dessert, on m'a offert un "kit de survie en milieu toulousain", comprenant notamment un plan de l'agglomération, une écharpe aux couleurs du stade toulousain, une brique en pierre rose, une boîte de cassoulet de Castelnaudary, mais aussi un hilara nt petit guide de conversation, fait main. Extraits : "La virgule se dit "cong". Attention à bien prononcer le g. Note que "cong" peut également remplacer le point virgule" : "La phrase exclamative est chose courante en Toulousain. La forme le plus classique est le fameux "Putaing cong" : "Le bar est vide et la caisse aussi, putaing cong !"" Le dernier conseil du petit guide est le suivant : "Attention, n'abuse pas, faute de quoi lors de tes prochains séjours à Paris, tu risques de l'attirer l'incompréhension de tes proches !" 13.09.03
Deux de mes anciens collègues (huhu, c'est bizarre de dire ça...) ont (re)lancé leurs blogs respectifs. Tatiana a rouvert le sien, et Thierry, notre ancienne patwonne, s'est lancé dans l'aventure. Comme dit Tati : "Plus on est de folles, plus on rigole !" 12.09.03
Tous les jours, je reçois par email les news de Têtu. Et je prends plaisir, en tant que simple lecteur, à les parcourir pour me tenir au courant de ce qui se passe dans le vaste monde gay. Ceci dit, je savoure le bonheur d'avoir quitté une boite gay pour bosser dans un autre domaine, et je ne suis pas fâché de ne plus av oir le Marais à deux pas de chez moi... 12.09.03
L'aérogare d'affaires de Blagnac (où est installée la boutique) était en état de siège ce matin. Pas moins de quatre cars de CRS (sans compter plusieurs fourgons et voitures) et des dizaines de CRS protégeaient les trésors de boutique.aero contre les manifestants de Giat. ![]() Cette photo a été prise à travers les meurtrières, heu... pardon... à travers les stores vénitiens de la boutique. Manifestants et CRS sont à moins de 100 mètres des portes de l'aérogare, et bloquaient complètement la route d'accès. Grâce à la vaillance des forces de l'ordre, qui ont repoussé les asaillants, nous n'avons pas eu besoin de coller des cartons sur les vitres, ni de préparer les bombes à eau que nous avions envisagé de confectionner avec des ballons et la fontaine à eau du salon réservé aux équipages. Fort heureusement, White et Stuff étaient restés sagement à la maison, et n'ont pas été traumatisés par cette aventure ! 11.09.03
Demain matin, je prends mon petit déjeuner au Capitole (pour les Parigots, je précise que c'est la mairie de Toulouse) avec Philippe Douste-Blazy et Noël Forgeard, le président d'Airbus (et avec mon pote et boss Cédric). Bon, nous ne serons pas que 4 à table, hein, je vous rassure, il s'agit d'un petit-déjeuner de professionnels de l'aéronautique... Me voila pro de l'aéro ! Comme c'est beau, et comme je suis fier ! :-p J'espère qu'il y aura quelques beaux petits mecs enchaînés aux murs, et... Heu, pardon, je m'égare, ça c'était il y a longtemps ! :-) Le soleil a enfin fait son apparition aujourd'hui. Je commençais à me demander si quelqu'un ne m'avait pas fait une sale blague en changeant les panneaux routiers afin de me faire arriver en Bretagne en me faisant croire que j'étais à Toulouse... Je suis déjà passé plein de fois devant ce qui reste d'AZF... La tour, qui faisait plus de 100 mètres de haut, est en cours de démolition. Il y a 15 jours, on ne voyait plus le "A", mais encore le "Z" et le "F". Aujourd'hui, on ne lit plus du tout le nom de l'usine en haut de la tour. Un immeuble dévasté, qu'on voyait encore depuis la racode en début de semaine, a disparu, vaincu par les pelleteuses... Aujourd'hui c'était le deuxième anniversaire du 11 septembre, mais l'événement de septembre 2001 qui a le plus touché les Toulousains, c'est dans 10 jours qu'on en rappelera le souvenir... 08.09.03
Me voila à Toulouse... sous la pluie ! :-) Départ ce matin à 6h30, arrivée un peu avant 12h30. La journée de dimanche fut assez étrang e, entre rires et larmes. C'était la grande fête familiale, pour fêter : mes 30 ans, les 80 ans de mes deux grand-mères, les 40 ans de mon oncle (lecteur assidu de mon blog) et les 50 ans de ma marraine. Bref, ça n'aurait dû être que du plaisir... Mais le matin, à 9 heures, en checkant mes mails, j'apprends que le père de mon nouveau patron, ou plutôt de mon nouvel associé, devrais-je dire, a eu un infarctus, et qu'il ne va probablement pas s'en sortir. Difficile donc d'avoir le sourire aux lèvres, bien que la fête soit particulièrement réussie. Et puis, un peu avant 16 heures, un message arrive sur mon répondeur. Je sors l'écouter dans le jardin. C'est Cédric qui m'annonce que son père vient de mourir. Je retourne avec les autres, je tente de masquer ma tristesse sous un sourire qui ne doit pas être très convaincu... Quelques minutes plus tard, je craque, je sors dans la rue, et je m'éloigne pour pouvoir pleurer tranquillement. La fin de l'après midi sera difficile, je n'ai plus du tout la tête à la fête. Et mon stress sera flagrant quand je réagirai au quart de tour à une réflexion de ma soeur, me mettant à pousser une gueulante contre elle dans la cuisine, heureusement en comité restreint... Ce lundi ne fut pas facile non plus... 05.09.03
Voilaaaaaa, c'est fini... Dans quelques minutes, je quitterai pour la dernière f ois le bureau de Gay.com. Aucune tristesse, aucun regret. C'est bel et bien fini, c'est du passé, c'est maintenant derrière moi. Et je ne me retournerai pas en partant. Devant moi, l'avenir et plein de projets. J'ai hâte d'être lundi, dans ma voiture, et de m'éloigner de Paris à toute vitesse... :-) 01.09.03
En rentrant chez moi depuis le métro, dans une petite rue tranquille, j'entends tout à coup plusieurs mouettes gueuler relativement fort... Dépaysant ! Commentaires d'autres passants : "Ho, écoute, des mouettes !" et "C'est un vrai port de pêche, cette ville !" Ca m'a rappelé une chouette image aperçue lors de mon vol d'hier. Juste à côté de Lognes (on était en finale 08), on a survolé un groupe d'oiseaux volants en formation, disposés en V. C'était magnifique... Comme dans Le peuple migrateur, mais en vrai... Magique ! 01.09.03
Ple in de gens (enfin plein... Un certain nombre, et disons même un nombre certain) m'engueulent après avoir lu dans mon blog que je quittais Paris. Ca fait plutôt plaisir, quelque part... Et comme je ne leur ai quand même pas dit merci au moment de l'engueulade, j'en profite pour les remercier ici... 01.09.03
23h30, station Saint-Paul. Plein de contrôleurs à la sortie. Ca m'est arrivé plusieurs fois de passer devant des contrôleurs sans me faire contrôler. Je dois avoir une tête de gars honnête... Mais cette fois, je n'y coupe pas. - Billet s'il vous plait ! Bizarrement, elle m'a cru ! Attention, hein, je ne suis pas en train de vous donner un truc pour gruger dans le métro ! D'ailleurs, je ne disais que la vérité. Je venais même de m'acheter un carnet... A part ça, l'appart est vraiment
quasiment vide, maintenant. C'est un véritable appart de
geek, il ne reste qu'un matelas pour dormir, une brosse à
dent, et l'ordinateur avec son modem câble... :-)
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2/3 trucs sur moi : Prénom : Olivier
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