XIII Blog





Attention : les posts les plus récents sont en haut, donc si vous voulez lire dans l'ordre chronologique, il faut aller tout en bas, et remonter.

28.05.04
20:29:09

Plus joyeux que le post précédent, un truc qui m'est arrivé aujourd'hui. J'ai eu un client, arghhh...

J'étais devant mon ordinateur quand un truc, dans mon champ de vision, me fait lever la tête. Et là, dans le hall, je vois arriver... L'expression qui m'est spontanément venue à l'esprit, c'est "une bombe".

Il est entré, et je l'ai reconnu, il était déjà venu. Mais incapable de me rappeler qui c'était. Il me demande un truc, et je lui réponds qu'on n'en a plus pour le moment. En général, quand on dit ça à un client, il est déçu, voire il fait un peu la gueule.

Lui, non. Il me fait un énorme sourire, d'une oreille à l'autre, avec les yeux qui pétillent et qui me sourient aussi. Arghhhh... Le genre de truc irrésistible. Qui fait littéralement fondre. Et j'ai fondu.

A mon avis, sa copine a dû deviner quelque chose. Les nanas ont un vrai don pour repérer les pédés qui sont intéressés par le physique de leur mec.

Finalement, j'ai compris qu'il n'était pas clair dans sa demande, et que ce qu'il voulait, on l'avait. Et quand il a compris qu'on l'avait, bah... Il a fait un grand sourire ! :-)

Arghhhhhhhhhhhhhhhhhh.... Bon week-end, et reviens quand tu veux, Grégory ! :-)

28.05.04
20:17:43

J'ai complètement halluciné en lisant une dépêche sur l'info concernant un pédophile arrêté après avoir été reconnu sur des photos.

La série de photos, après avoir été "expurgée du visage des enfants" a été envoyée par "mails sécurisés" aux 2 500 inspecteurs de l'Education nationale, lesquels les ont adressées à 65 000 directeurs d'écoles primaires.

Et un un des directeurs d'école a pensé reconnaître "malgré l'absence des visages" trois frères scolarisés dans son école.

Comment il a reconnu les gamins si les visages étaient cachés ? Il a reconnu les sexes ? Et ce qui m'hallucine encore plus, c'est que l'Education nationale envoie à 65 000 personnes des photos pédophiles ???

J'ai vérifié sur plusieurs sources, en pensant que c'était peut-être plutôt les visages qui étaient visibles, et le reste qui était caché, mais plusieurs sources (y compris une dépêche de l'AFP), parlent bien de "rendre flous les visages des enfants".

Heureusement, des journaux disent l'inverse : "Un grand pas en avant : une circulaire présentant les visages des enfants a été diffusée dans de nombreuses institutions, et notamment dans les services de l'Éducation nationale."

Ouf, je préfère... Mais putain, ils peuvent pas faire gaffe à ce qu'ils écrivent, les journalistes ??

24.05.04
20:03:32

Miam, il se bonifie avec les années, Richard Gasquet !

23.05.04
23:59:42

CA Y EST !

Depuis cet après midi, mon compteur compte moins d'atterrissages que de décollages.

J'ai enfin réussi, après trois tentatives infructueuses, à faire mon baptème de parachutisme. C'est en regardant la vidéo, et en se voyant faire, qu'on s'est dit, Cédric et moi, qu'il fallait quand même avoir une case en moins pour sauter dans le vide d'un avion en parfait état de marche.

Flashback. Equipé du harnais, je monte dans l'avion, un Pilatus équipé d'une puissante turbine qui lui permet de monter rapidement à l'altitude de larguage. Je m'assoies devant mon moniteur, et 6 autres paras montent après nous.

L'avion s'aligne sur la piste et décolle rapidement. On commence à monter. 1000 mètres, 1500, 2000... Au fur et à mesure de la montée, les autres s'équipent. Mon moniteur fixe mon harnais au sien avec quatre gros mousquetons qui ont ma vie entre leurs petites mains de métal.

3000, 3500, 4000 mètres. Nous voilà arrivés. La porte s'ouvre. Cinq parachutistes se positionnent et sautent ensemble. Le 6e sort de l'avion et se tient au dehors, pour filmer notre sortie. Je m'assoie sur le rebord, jambes dans le vide, pieds posés sur une planchette, et j'essaye de maintenit mes jambes bien droites, malgré la vitesse de l'avion (pas loin de 200 kilomètres à l'heure).

Et hop. Le moniteur a fait basculer nos deux corps dans le vide. Tout va très vite et on n'a pas trop le temps de réaliser. Nous voilà en chute libre, à 200 kilomètres à l'heure. Ce qui fait un bon vent relatif. Comme si vous étiez attachés à deux poteaux, et qu'on vous balançait un vent de 2000 km/h dans la tronche.

Alors que je regardais vers le bas, je réalise tout d'un coup que le cameraman est juste en face. On lui fait quelques coucous pour la vidéo, et mon moniteur lui serre la main. Puis il s'éloigne pour qu'on ouvre le parachute.

Le choc n'est pas violent, c'est très progressif. Et pourtant, le moniteur me dira ensuite que l'ouverture a été plutôt sèche par rapport à la norme. Pendus sous la voile, on connaît le calme après la tempête. fini, le bruit du vent qui siffle aux oreilles. C'est désormais un grand silence, à peine troublé par le léger sifflement de la toile du parachute.

Je regarde en bas. Je vois mes pieds et, 1500 mètres plus bas. On a une vue absolument géniale. On descend doucement vers la piste, et je fais plusieurs virages en tirant sur les commandes. "Tu es malade dans les manèges ?" me demande le moniteur. Je lui dis que non, et du coup, il m'offre quelques superbes virages serrés.

Juste en dessous de nous, quelques centaines de mètres plus bas, l'avion largueur redécolle déjà avec une autre cargaison de paras. Encore quelques dizaines de secondes de plané, et on atterrit. Je replie les jambes pour laisser le moniteur négocier tranquillement l'atterro, et nous voilà au sol...

Voici quelques photos, de piètre qualité, tirées de la vidéo :

L'avion largueur décolle Dans l'avion
Assis sur le bord, prêt à sauter Et c'est parti !
Waaaaaaahhh Coucou au cameraman

Maintenant je n'ai qu'une envie : recommencer !

23.05.04
23:50:09

Le jury du festival de Cannes accorde la Palme d'Or à "Farenheit 911", et dans 15 jours on reçoit Bush pour l'anniversaire du débarquement. Huhuhu. Il va être vert le Deubeuliou.

20.05.04
23:55:19

A ne pas rater, un très chouette ptit film d'animation réalisé à partir de Flight Simulator : Danger dedans le ciel.

J'aime bien la voix de Bill, moi :-)

20.05.04
23:30:21

Après une grasse matinée et un déjeuner sur la terrasse à la campagne, nous avons filé en avion à Cahors pour notre baptème de para.

Malgré un fou du manche qui a décollé à contre-sens, nous nous posons sains et saufs à Cahors, où l'avion largueur enchaîne les rotations. En attendant notre tour, on prend le soleil au milieu des nombreux parachutistes présent cet après-midi.

Une jeune nana bouquine à côté de nou s, visiblement, elle attend quelqu'un. Et qui vois-je arrivé, quelques temps plus tard, portant dans ses bras son parachute ? Le ptit mec du week-end dernier, celui qui racontait bruyament ses exploits à deux nanas.

Parmi les paras, il y a pas mal de militaires, dont quelques uns sont pas dégueu, mais la plupart ont plutôt des gueules de baroudeurs, pas trop mon truc...

Le temps passe, et les cumulonimbus se rapprochent. Si on ne se dépêche pas de sauter, la météo risque de se dégrader. Finalement, on nous donne le feu vert pour les formalités administratives. On donne nos certificats médicaux, on remplit une fiche, et on est parés. Le moniteur nous fait le briefing d'avant saut.

Et puis quelques minutes après, alors que Cédric s'apprêtait à passer son harnais, grosse déception. Les cmumulonimbus sont maintenant trop près, l'avion-largueur ne décolle plus, tous les sauts à venir sont annulés. Caramba, encore raté. C'est la troisième fois !

Tant pis, ce n'est que partie remise. On se dépêche de décoller avant que l'orage n'arrive sur l'aérodrome. En route, on rencontre un peu de pluie alors que les éclairs se succèdent à l'horizon. Mais globalement, les conditions sont bonnes.

Je me suis mis à l'arrière pour laisser Jean-Pierre piloter. A l'arrière, on n'a rien à faire, on peut jouir tranquillement de la vue. Je laisse mon regard traîner en dessous. On vole bas (2000 pieds environ, soit 600 mètres), et on voit bien les détails de ce qu'on survole.

Le mec dans son tracteur, qui laboure son champ, les gamins qui jouent dans le jardin, les voitures sur la petite route, l'ado en train de s'éclater dans le skate parc, les joueurs sur le terrain de foot... Tous ces gens vaquent à leurs occupations, sans se douter qu 'ils sont observés, de la haut. On a l'impression d'être assis sur un nuage et de regarder ce qui se passe sur terre, et on a l'impression de ne plus être un acteur, mais un spectateur, d'être détaché de ce qui se passe dessous...

C'est un peu flou, mais c'est un tracteur Villemur-sur-Tarn
En finale à Lasbordes, le long de la rocade Courte finale, pas très haut au dessus des voitures

Pour se consoler de l'occasion ratée, on finit la soirée dans un resto américain, où je tombe amoureux d'un ptit client au visage d'ange.

20.05.04
01:35:49

Au Mac Do avant de filer au ciné, je mate un adorable ptit mec qui fait la queue avec sa copine.

Je suis mort de rire quand je constate qu'un des employés, qui n'était pas à la caise du ptit mec en question, mais à celle d'à côté, était tellement absorbé par son matage en règle qu'il en avait oublié le client qui attendait devant lui... :-)

Le ptit mec passe devant moi avec son plateau et sa copine, et je remarque qu'en plus d'être extrêmement mignon, il a un regard d'un vert à tomber par terre . Glups...

Dans un autre genre, moins minet et plus viril, on aura beau dire, Brad Pitt reste extrêmement sexe malgré ses 40 ans...

20.05.04
01:30:45

Tout à l'heure à la radio, j'entends que les gagnants des 33 millions d'Euromillions sont un couple de retraités et leurs fils de 30 ans, et qu'ils vont partager le gain en trois.

"Putain, mais qu'ils sont cons !". J'ai pas pu m'empêcher de balancer ça dans la magasin. A la lecture d'une dépêche, ce soir, j'apprends que la Française des Jeux n'a pas précisé si elle avait remis un, deux ou trois chèques.

J'espère qu'ils n'ont pas partagé en deux ou en trois, sinon, c'est Sarko qui doit se frotter les mains. Les parents doivent avoir la soixantaine, donc s'ils ne veulent pas que leur fils paye quelques millions d'euros de droits de succession dans quelques temps, ils ont intérêt à mettre la totalité du gain à son nom...

19.05.04
09:05:36

Hier visite médicale pour renouveller ma classe 2 (aptitude médicale pour les pilotes privés, alors que les pilotes pros, eux, passent la classe 1. VOus aurez appris un truc (inutile) aujourd'hui).

Me voilà apte à piloter jusqu'en mai 2006. Accessoirement, je me suis fait faire un certificat d'aptitude à la pratique du parachutisme. Si tout va bien, ce week-end, je fais le grand saut.

19.05.04
00:30:42

Grosse chaleur ce mardi à Toulouse. Quand j'ai repris la voiture après le déjeuner, lson termomètre indiquait 41° ! Bon, en plein soleil, certes, mais *quand même* !

Ce soir, après avoir dîner avec Cédric en terrasse d'un très bon petit resto italien, dans une petite rue pavée calme, on est allés se balader au bord de la Garonne. La fraicheur du soir, après la chaleur de la journée, avait poussé les gens à sortir, et les ruers étaient très animées alors qu'il était déjà presque minuit... Ca laisse présager de chouettes soirées dans les semaines à venir...

On a croisé quelques specimens très regardables, dont un CRS blondinet très miam. Comme il a repéré que je le matais, j'ai un instant espéré une arrestation, mais même pas. Pfff, on voit que Nico n'est plus à l'Intérieur... :-)

* * *

Ce midi, dernier cours de BIA. Ca va faire drôle de ne plus aller au collège... :-) Je crois qu'ils vont nous manquer, les gamins... Vivement la rentrée de septembre !

17.05.04
23:12:52

Dimanche, on reprend l'avion, destination Pons. Un petit terrain en herbe à quelques kilomètres de la base aérienne de Cognac, où se déroule un grand meeting aérien. J'ai embarqué avec nous mon pote Jémémie, que je laisse en place avant avec Cédric, pendant que je glandouille à l'arrière.

Pendent la vol, j'incline mon con fortable fauteuil en cuir, ce qui me permet de profiter, par la vitre arrière, d'un fort agréable soleil. Bronzage à 2000 mètres d'altitude...

A Cognac, c'est un fort charmant jeune militaire qui prend nos commandes de sandwiches. Le suivant dans la chaîne, qui doit nous donner lesdits sandwiches, nous retient beaucoup plus longtemps, mais est beaucoup moins agréable à mater... C'est très mal organisé, enfin, il fallait nous faire attendre devant le mignon, pas devant le moche !

Le meeting est riche en patrouilles : La Patrouille de France, les Red Arrows britanniques, les Frecce Tricolori italiens, le PC7 team suisse, la Marche verte marocaine... Et des mirages, des F18, Canadair, Tracker, etc.

Les Red Arrows Les Frecce Tricolori

Sur les meetings, il y a beaucoup de monde 40 000 à 50 000 personnes. Statistiquement, il y a donc pas mal de beaux mecs, et parfois, le spectacle est autant au sol qu'en l'air. Ca me rappelle le dernier Salon du Bourget, où j'avais pris autant de photos de mecs que d'avions. Bon, j'exagère, mais j'en avais photographié pas mal... :-)

Mais le plus beau de la journée, il était (presque) rien qu'à moi, puisque c'était mon pote Vincent, élève-pilote de chasse à Cognac, justement. I l était trèèèès sexy dans sa combinaison de vol kaki... Miam.

17.05.04
23:09:01

Putain, en vérifiant mes numéros d'Euro Millions, je viens de voir qu'un mec avait gagné plus de 33 millions d'euros ! Salauuuuud !

17.05.04
23:05:06

Samedi, aérodrome de Cahors. Allongé dans l'herbe, je regarde, là haut dans le ciel, un petit point. Il grossit rapidement. Il faut dire qu'il fonce vers le sol à plus de 200 kilomètres à l'heure. Le mec est en chute libre, et depuis qu'il a sauté de l'avion, je le suis des yeux.

L'extracteur sort, le ralentit un peu, et pouf, le para chute s'ouvre. Le choc a l'air assez rude. Et maintenant, le parachutiste s'amuse en faisant des virages serrés pour perdre plus rapidement de l'altitude.

Un peu après, au para-club, on se renseigne pour savoir si nos visites médicales de pilote d'avion sont suffisantes pour un saut. Non, elles ne le sont pas. Il faudra donc revenir. Quand je pense qu'au cours des deux ou trois dernières années, je me suis déjà fait faire deux fois une aptitude médicale au parachutisme, et que je n'en ai jamais utilisé aucune...

Mais là, si tout va bien, avant la fin du mois j'aurai sauté... Enfin !

Devant le para-club, c'est la foule, ça discute de tous les côtés. Quelques militaires, recon naissables à leur coupe, sont présents. Certains sont tout à fait regardables. Je laisse aussi traîner mon regard du côté d'un jeune para, qui drague deux nanas avec un manque de finesse certain, ce qui déclenche des coups d'oeil désolés d'autres chuteurs.

Je m'amuse intérieurement en pensant au fard que piquerait le jeune coq s'il s'apercevait qu'il est en train de se faire copieusement mater par un gros pédé...

17.05.04
22:56:43

Tout à l'heure, une nana qui cherchait un stage a téléphoné.

Je lui ai dit qu'on ne prenait pas de stagiaires, et avant de raccroché, je lui ai souhaité bon courage dans sa recherche. Ca a eu l'air de lui faire plaisir.

C'est tout con, mais moi j'aurais aimé qu'on me le dise plus souvent quand j'étais à sa place. Alors maintenant que je suis de l'autre côté du téléphone, je le fais.

Ca coûte rien et ça fait plaisir.

15.05.04
23:55:15

Si c'est pour dire ça, Jospin ferait mieux de fermer sa gueule.

Toujours aussi coincé, ce type.

Il est en retraite, oui ou merde ?

14.05.04
22:51:42

Cet après-midi, France Info évoquait l'arrestation d'un des salopards qui ont brûlé vif Sébastien Nouchet en parlant d'une "a gression homophobe". J'ai apprécié qu'ils utilisent le mot.

A propos d'homophobie, justement, j'ai eu hier sur ICQ une discussion aussi animée qu'intéressante avec monsieur G. concernant mon post précédent.

Mister G. me disait qu'en gros, je disais que ceux qui n'étaient pas d'accord avec moi étaient des cons. J'ai répondu que ce n'était pas faux... :-)

En fait, j'ai un poussé un peu loin le raisonnement uniquement pour voir sa réaction, mais ceci dit, je ne suis pas persuadé qu'il existe de vraies bonnes raisons d'être opposé au mariage gay.

Qu'on s'oppose à l'adoption par des gays, je peux le comprendre, parce qu'on peut trouver de "bonnes" raisons de le faire. Dire "C'est mauvais pour les enfants", n'étant pas une bonne raison, puisque rien ne le prouve. Par contre, estimer qu'on manque de recul sur la question est une (relativement) bonne raison de s'y opposer (même si les études existantes semblent montrer qu'il n'y a pas d'impact significatif sur les enfants).

Bref, la question des enfants, justement, peut donner des raisons à peu près valables de ne pas être favorable à l'adoption par des gays. Par contre, je ne vois vraiment pas de raison valable de s'opposer au mariage, qui concerne des personens adultes et consentantes, et n'a pas d'impact sur des tierces personnes.

Parler de "confusion des repères", de "provocation des convictions familiales et religieuses", de "besoin d e lignes jaunes", d' "abandon des repères de notre société et de notre civilisation" ou encore de "déstruction de la société", c'est idiot, et c'est, de mon point de vue, homophobe.

Et pourtant, Dieu sait que je déteste qu'on crie à l'homophobie à tout bout de champ. Mais là, refuser à des homosexuel-le-s l'accès au mariage, en invoquant ce genre de raison, c'est de l'homophobie pure et simple.

J'écris toujours sur les sujets compliqué le soir quand je suis naze, et j'ai l'impression de pas être très clair dans ce que je dis. Mais bon, tant pis, hein...

12.05.04
20:35:36

Hé bin, quel beau bordel médiatique ! Les déclarations et les dépêches sur le mariage tombent comme des feuilles mortes. Bravo Noël !

On peut discuter du bien-fondé de la démarche de Mamère, mais il faut lui reconnaître un truc : il a réussi à lancer le débat, et à obliger beaucoup de monde à prendre position sur le mariage gay.

J'ai lu la plupart des dépêches reprenant les déclarations des uns et des autres, et la plus intelligente, de mon point de vue, est celle de DSK, dont j'ai posté l'essentiel ici hier.

La plus idiote vient aussi de gauche, on ne félicite pas Ségolène Royal, qui a déclaré : "S'il s'agit d'améliorer un contrat civil pour une égalité des droits, (...) oui. S'il s'agit d'une confusion des repères et d'une provocation injustifiée des convictions f amiliales et religieuses, non."

Ca n'a rien d'étonnant, ce n'est pas la première fois que Ségolène raconte des conneries qui ne surprendraient pas dans la bouche de Boutin.

Dans le même genre, toujours à gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui estime "tout à fait irresponsable" la prise de position de Strauss-Kahn. Ce n'est pas irresponsable, Jean-Luc, c'est courageux. Je comprends que ça surprenne les politiques, c'est un mot qu'on peut trop rarement leur attribuer.

Mélenchon se demander aussi "pourquoi on ne veut plus du PaCS". Allez, va te coucher, Jean-Luc...

Encore une perle d'un socialiste, dont on se serait bien passé : Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, qui dit que dans la société, "on a besoin d'avoir des lignes jaunes". Bieeen... Certains à gauche cherchent à faire plus homophobe qu'à droite, ou quoi ? En tous cas c'est réussi !

Enfin on est rassurés (si on peut dire) en voyant qu'à droite, ils font fort aussi.

Bayrou fait lui aussi dans le registre boutiniste en déclarant : "Je ne suis pas favorable à l'idée du mariage gay parce que ça entraîne dans beaucoup d'esprits de tous les bords le sentiment qu'on abandonne les repères qui faisaient la vie de notre société, peut-être même de notre civilisation."

< Et revoila la décadence de la civilisation... Ca faisait longtemps. C'était quand la dernière fois, déjà ? Ha, oui, en 1998- 1999, au moment des discussions sur le PaCS. Ce dernier devait entraîner la fin de notre civilisation. On a vu le résultat. Et ils osent en remettre une couche sur ce thème. Heureusement que le ridicule ne tue pas...

Même refrain pour Philippe de Villiers, qui accuse le PS de vouloir "détruire la société en allant toujours dans le sens du communautarisme" et affirme : "Mon refus du mariage homosexuel s'établit sur une réalité très simple : un enfant a besoin d'un papa et d'une maman et non pas de deux papas ou de deux mamans".

Dans ce cas, il faut obliger tous les couples hétéros mariés qui n'ont pas eu d'efant à divorcer, faire signer à ceux qui se marient un engagement sur l'honneur de faire des enfants, et de confier à des familles d'accueil (bien hétéros, bien mariées, et bien cathos si possible) tous les gamins élevés dans des familles monoparentales.

Pas mal également, cette déclaration : "L'intérêt de l'enfant qui est incompatible avec l'homoparentalité" On la doit à Yves Nicolin, député UMP, mais malheureusement aussi président du Conseil supérieur de l'Adoption.

Laissons le mot de la fin à deux éditorialistes. Dans La Nouvelle République du Centre-Ouest, ce matin, Jean-Claude Arbona écrivait fort intelligemment :

"Le mariage est, dit-on, la cellule de base de notre société, le lieu de procréation; le droit de la famille repose sur lui. Exact ! Mais près de la moitié des enfants naissent aujourd'hui hors mariage. Et qui contestera qu'un enfant adopté par un couple gay ne puisse être aussi heureux qu'un autre, né ou adopté, dans un foyer hétéro? L'incompatibilité scientifique pour un couple homo d'élever un enfant reste à établir. Au demeurant, l'hypocrisie règne, puisque l'adoption est possible par des homosexuels, à condition que la démarche soit faite individuellement, en célibataire. Toutes les opinions sont respectables et doivent être exprimées. Il faut simplement savoir que l'État prononce la loi en vertu de références constitutionnelles (Egalité, Laïcité) et non de critères religieux."

Et dans Libération Champagne, Jorge D'Hulst concluait son édito en disant : "Autant dire qu'un tabou est en train de tomber (...) Il y a fort à parier, qu'une fois entrés en vigueur, les mariages homosexuels ne déclencheront pas plus de problèmes que le PaCS."

12.05.04
20:23:49

Ce matin, après avoir garé ma tuture, je m'avance d'un pas décidé en direction de l'aérogare d'affaires, et des deux flics qui en gardent l'entrée.

Je fais mine de ne pas les voir, et j'attrape la poignée de la porte d'une poignée aussi virile que décidée.

- Bonjour Monsieur, vous allez... ?
- Bonjour. Je vais travailler.
- Vous avez votre badge ?
- Ha non, je l'ai oublié. Mais je vais juste là, vous voyez, d ans le magasin de l'autre côté du hall
- Ha, d'accord, allez y

Et voilà, une fois de plus, c'est le cirque, ya de la police, des militaires et des Famas partout. C'est qu'ils arrivent tout à l'heure. Qui ? Bah Yang diPertuan Agung Tuanku Syed Sirajuddin Ibni Al-Marhum Tuanku Syed Putra Jamalullail, bien sûr ! Mais il ne vient pas tout seul, il sera accompagné de Raja Permaisuri Agong Tengku Fauziah Binti Al-Marhum Tengku Abdul Rashid.

J'ai gagné le prix du blog contenant les noms les plus longs, non ? Les deux personnages sus-cités (je ne vais pas redonner leurs noms, ça m'a épuisé), sont le roi et le reine de Malaisie, en visite chez Airbus aujourd'hui.

Leur (très beau, ils ont des sous là bas ?) Boeing 737 s'étant garé juste en face de nous, on a pu voir leurs royales grandeurs débarquer. Je n'avais pas l'appareil, mais voici des photos des altesses, chopées sur le Oueb :

Ils ont de la gueule, non ? :-)

Toulouse, c'est hyper mondain, faut pas croire, hein ! Les têtes couronnées s'y bousculent. Paris, à côté, c'est le trou du cul du monde :-)

12.05.04
16:38:04

Gregory (16:37) : quelle bande de connasses ces provinciales, je reve

Tiens, Gregoo a lu les commentaires de son dernier post ! :-)

12.05.04
00:26:09

"Les droits des homosexuels doivent être les mêmes que ceux des hétérosexuels. Le seul argument de la droite pour s'opposer au mariage des personnes de même sexe, c'est de dire que le mariage doit servir à la procréation. Cela ne résiste pas aux faits : près de 50 % des enfants naissent hors mariage aujourd'hui et il y a, à l'inverse, énormément de couples mariés qui n'ont pas d'enfants. Le lien entre la procréation et le mariage a été rompu. Par conséquent, qu'est devenu le mariage ? Une déclaration d'amour solennelle entre deux êtres qui s'aiment et un contrat afin de protéger les intérêts et le patrimoine des conjoints. Pour ma part, je ne vois aucune raison de l'interdire à deux personnes du même sexe."

Dominique Strauss-Kahn, Libération. Très bien.

Faudrait qu'il se bouge le cul, Hollande. La frilosité du PS sur ce genre de questions de société est vraiment navrante, et fatiguante, à la longue. S'opposer au mariage gay, ça va bientôt devenir terriblement ringard.

Plutôt que de prendre toujours le train en retard, le PS ferait mieux de prendre un peu les devants, de faire preuve d'un peu de courage politique, et de porter cette revendication tellement évidente. En plus, 64 % des Français y sont favorables, et encore plus si l'on exclut les plus de 65 ans, qui, de toute façon, ne voteront plus pendant très longtemps... :-)

Mais bo n, ils sont tellements doués, nos hommes politiques, que ça n'aurait rien d'étonnant que la France soit la dernière des 25 de l'Union européenne à légaliser le mariage homo, dans 10 ou 15 ans...

11.05.04
23:50:34

Ce soir, Cédric et moi devions emmener le gros Cessna de l'aérodrome de Muret (au sud de Toulouse) à celui de Lasbordes (tout près de Toulouse, juste en face de chz moi).

Problème : une fois arrivés à Lasbordes, la voiture sera toujours à Muret.

Solution : aller de Muret à Lasbordes avec deux avions, et revenir à Muret dans le deuxième, pour récupérer la voiture.

Je décolle donc dans le petit Cessna, et Cédric me suit dans le grand. Je négocie avec le contrôleur de Blagnac un transit direct, qui m'est accordé. Je passe donc à 2000 pieds la balise Tango Sierra, au dessus de laquelle passent, quelques dizaines de mètres plus haut, les Airbus et autres Boeing qui atterrissent à Blagnac.

Arrivée au dessus de Lasbordes, rapide tour de piste, et toc, je me pose. Je dégage rapidement la piste, roule au parking, et regarde l'atterrissage de Cédric. Je le vois arriver lentement, plaquer l'avion sur la piste, freiner, et sortir à la première bretelle.

J'appuie sur le bouton du volant, et lui balance sur la fréquence : "Frimeur !"

Il gare son Cessna, et on remonte dans le petit pour repartir pour Muret. A 300 mètres du sol, on voit bien tout ce qui se passe en dessous. Tiens, ma porte s'ouvre toute seule ! Heureusement que j'ai ma ceinture. En fait, à la vitesse à laquelle on vole, la porte est maintenue en position fermée, et elle ne s'est entrouverte que de 2 centimètres.

On passe à côté de la maison de la mère de Cédric. Je suit du regard la rue, la piscine des voisin, la maison avec les volets bleus. C'est marrant de voir tout ça d'en haut. Plus loin vers l'ouest, on voit bien les pistes de Blagnac, et, plus loin encore, le soleil qui descend vers l'horizon en donnant au ciel des couleurs rougeoyantes.

On est vraiment bien. Faut vraiment essayer. Les lecteurs ont le droit de m'envoyer un mail pour réclamer un tour en avion. Si vous avez peur, lisez ce post sur le blog de Matoo, normalement ça devrait vous rassurer (voir le 28 décembre). Le vrai de vrai challenge, c'est d'emmener un jour Garoo. C'est pas gagné :-) Pourtant c'est pas faute d'avoir proposé.

11.05.04
23:33:45

Elle est revenue aujourd'hui au magasin.

A l'ouverture, à 14h33, elle attendait devant la porte, dans cette même attitude distinguée que l'actrice à laquelle elle ressemble comme deux gouttes d'eau.

La première fois, j'ai vraiment cru que Charlotte Ramp ling venait d'entrer dans la boutique. C'est fou comme elle lui ressemble. Elle est aussi belle, et, comme elle, elle a ce charme si british...

Si je me souviens bien, son fils n'était pas mal du tout aussi. Dommage, aujourd'hui elle est venu sans lui.

11.05.04
23:33:45

Me suis bien marré en lisant ça sur le blog de poupée :

"Ca me rappelle aussi marco, notre comptable, l?année dernière à act up. les pompiers passent pour les étrennes. il ouvre et laisse le pinpon débiter son layus. silence de marco, qui demande :

- « ils sont séropositifs vos pompiers ? »
- le mec, gêné : « euh, non. »
- « alors, j?ai rien, c?est l?argent du sida. » en fermant la porte. tu m?étonnes qu?on nous prenne pour des fous.
"

:-)

Act Up. Souvenirs. Je me rappelle mes visites dans leurs locaux, les manifs de la Saint-Sida, les quelques AG auxquelles j'ai assisté, mes (intéressantes) interviews des deux présidentes (femmes, je veux dire), le chat avec Emmanuelle, le beau sourire de Julien...

11.05.04
22:20:21

"I maried four times yesterday on the 41 MUNI bus"

Depuis hier soir, je me remate l'intégrale de la (très réussie) adaptation télé des Chroniques de San Francisco.

J'aime bien le personnage de Michael, et j'aime beaucoup l 'acteur qui l'incarne dans la première saison...

10.05.04
23:55:04

Cet après-midi, le magasin est envahi par un groupe de gamins bruyants et saoulants. C'est vraiment l'invasion des sauterelles. "Monsieur, Monsieur, combien ça coûte ça ? Et ça ? Et ça ? Et ça sert à quoi, ça ?"

Ils veulent acheter des trucs sans même savoir ce que c'est... Tout et n'importe quoi, ça va du casque David Clark à 350 euros aux galons de commandant de bord, en passant par une checklist. Au secours.

Et puis, tout d'un coup, alors que mon regard las balaye la foule de gremlins, il s'arrête et repart un peu en arrière, pour se focaliser sur un des accompagnateurs des mômes, un charmant jeune brun.

Là, le truc classique. Le mec réalise que quelqu'un le regarde, il tourne la tête vers moi, la détourne, puis réalise que je le regarde toujours, et me regarde à nouveau, d'un ai r surpris. C'est toujours assez amusant de voir l'incompréhension de certains mecs, quand ils réalisent qu'un autre mec les regardant anormalement longtemps. Et ouais, mon gars, tu sais pas ce que c'est un pédé ? Si tu veux, on va s'isoler dans un coin, et je vais t'expliquer... :-)

* * *

Ho-my-God !

(Merci Garoo).

09.05.04
22:54:19

Et hop, encore un week-end très aéronautique.

Samedi, on a passé la journée avec nos collégiens du Brevet d'Initiation Aéronautique (BIA). Contrairement aux deux précédents journées, on ne reste pas à Muret, mais on les emmène en avion à Auch.

Après un lever un peu difficile, je passe récupérer mes deux acolytes, Cédric et Jean-Pierre, et on fonce à l'aérodrome. Quand on y arrive, tous les petits sont déjà là, à nous attendre sur le parking. Je fais mine de leur foncer dessus, et m'aperçoit après qu'il reste un de leurs parents. Heu, bonjouuuuur !

Cédric en embarque 3 dans le Cessna 172, j'en prend un dans le Cessna 150, et Jean-Pierre emmène les trois derniers en voiture.

Ca souffle bien, il pleut, mais c'est pas grave, on est partis. Je m'occupe du décollage, et tout de suite après, je confie les commandes à mon jeune copi, et je ne les touche plus avant l'atterrissage. C'est quand même génial, l'avion. Il n'a pas encore tout à fait 15 ans, il ne peut pas conduire, ne peut même pas commencer la conduite accompagné, mais il m'a mené tout seul en avion de Muret à Auch. Et dans deux semaines, il pourrait piloter seul à bord...

A Auch, Jean-Pierre continue son cours de météo. Le clown de la bande part dans un fou rire. Je gueule un coup. Il se calme un peu, puis recommence. Cédric finit par le foutre dehors.

En grandissant, une de mes craintes était de devenir ce que le Petit Prince appelle "une grande personne". J'essaye de garder un tant soit peu d'âme d'enfant, et c'est pas facile, avec l'âge... :-) Donner les cours à nos collégiens a, de ce point de vue, un côté très rafraîchissant.

Depuis le début, il m'est arrivé plusieurs fois, alors qu'ils chahutaient et que je m'apprêtais à leur demander de se calmer un peu, de me demander si je devenais un vieux con... Et une fois ou deux, finalement, je n'ai rien dit, préférant les laisser déconner un peu, et me marrer avec eux.

Le midi, convoi au Mac Do, et après manger, reprise du cours de météo. Comme je m'endormais un peu et que ce n'était pas un très bon exemple, je suis allé faire une petite sieste dans la voiture. En fin d'après-midi, j'ai laissé Jean-Pierre repartir avec le Cessna, et j'ai ramené trois des gamins en voiture.

Je craignais un peu leur choix de la station de radio, et ça n'a pas loupé : Skyrock pendant tou t le trajet. Finalement, j'ai bien supporté, ce qui m'a rassuré un peu sur mon degré de sénilité, en me montrant que le fossé me séparant de mes élèves, deux fois plus jeunes que moi, n'était finalement pas insurmontable, musicalement parlant tout du moins...

Les deux filles papotaient derrière, et à côté de moi, le clown, pourtant bien agité et très gamin toute la journée, était bien plus calme, discutant avec moi, compatissant quand je montrais quelques signes d'impatience derrière une Twingo roulant à 70 km/h sur la nationale, ou me posant des questions sur le pilotage. Bref, le genre de discussion qu'on apprécie d'avoir avec un ado quand il oublie son côté gamin pour avoir une discussion d'adulte.

Ils étaient contents de leur journée, et nous aussi. Je pense qu'au moins un ou deux, sur les sept, vont s'inscrire prochainement dans un aéroclub, ça fait plaisir !

Dimanche, lever tôt à nouveau. Décollage direction Lyon. On passe à la verticale de l'aéroport de Blagnac, au niveau 55 (1650 mètres), ce qui nous offre une magnifique vue panoramique sur Toulouse. On distingue bien les principales artères et places, notamment celle du Capitole.

On grimpe au dessus des nuages, et je m'amuse quelques instants à contempler l'ombre de notre Cessna sur la couche, quelques dizaines de mètres plus bas, entourée d'un halo arc-en-ciel.

Petit à petit, le relief monte en dessous, et on a la surprise, dan s les environs de Mende, de trouver de la neige. On passe Saint-Etienne, et Lyon est déjà là. On atterrit sur l'aéroport de Bron.

Jean-Pierre et Mallo viennent nous chercher pour un déjeuner au club de parachutisme. Ce qui nous rappelle, à Cédric et à moi, qu'il va falloir songer à retenter un baptême, après l'occasion ratée de la fin d'année dernière.

Retour à Bron pour un petit vol vers Villefranche-Tarare. C'est un charmant petit aérodrome, caché dans les monts du Beaujolais, au nord-ouest de Lyon. Un très joli coin tout vallonné, où les collines sont recouvertes de vignes. Sur la plate-forme, l'aéroclub du Beaujolais, et l'héliclub du même nom, qui sont tous deux nos clients.

Retour sur Bron, rapide goûter chez les parents de Cédric, l'autre, qui s'est tué en janvier 2003 dans un accident d'avion, et dont j'ai déjà parlé dans ce blog. Et c'est le retour vers Toulouse.

Cette fois, on monte franchement, jusqu'au niveau 105. On retrouve le même problème qu'à l'aller, la bouche d'aération qui ne ferme pas bien. Un courant d'air intempestif n'est jamais très agréable, mais quand il a en plus la même température qu'à l'extérieur et qu'il y fait -4°, c'est franchement agaçant...

Pendant quelques minutes, on vole au ras des nuages. C'est une sensation vraiment géniale, la proximité des nuages donne une véritable impression de vitesse (il faut dire qu'on vole à environ 230 km/h). Je contourn e un amas nuageux un peu plus haut, et on admire le gigantesque tas de coton qui nous domine de sa masse. Puis on monte un peu pour mieux voir devant.

Toulouse De la neige près de Mende
Au ras des nuages 3000 mètres, au dessus de la mer de coton
Lac de Pareloup Descente vers Toulouse

A Lyon, il faisait tout gris. A Toulouse, il fera gris aussi. Entre les deux, nous avons passé une heure et demi au soleil, au dessus d'une véritable mer de nuages. Un vrai privilège, qui nous fait mesurer à chaque fois la chance qu'on a pouvoir voler. Cette chance que je mesurais aussi quelques heures plus tôt quand, simple passager entre Lyon et Villefranche, je laissais mon regard et mon imagination traîner sur les monts du Beaujolais, ses collines et ses petits villages, en me disant que certains n'avaient jamais eu la chance de voir le monde sous cet angle...

07.05.04
10:35:08

Raffarin et Doust e-Blazy viennent de débarquer de leur Falcon 900 sous mes yeux, pour aller inaugurer l'usine.

Dans l'avion, ils ont dû parler des photos de Philippe ! :-)

Ha oui, j'avais oublié de préciser que dans le canular, le vrai Raffarin a dit au faux Douste qu'il le rappelait dans la soirée (hier, donc) pour en reparler. Douste-Blazy a dû tomber des nues ! :-)

07.05.04
08:35:47

Jean-Pierre - Hum-hum - Raffarin est justement aujourd'hui à Toulouse, pour inaugurer l'usine Jean-Luc Lagardère, les gigantesques halls de montage de l'Airbus A380.

Va y avoir du beau monde, on attend 1500 invités...

Ceci dit, j'ai pu accéder au magasin sans problème, sans même avoir à sortir mon badge, alors qu'on est parfois bien plus emmerdés pour la visite d'un simple sous-secrétaire d'Etat.... Ils ne doivent vraiment pas y tenir beaucoup, à Jean-Pierre - Hum-hum !

Et pourtant, ce n'est plus Nicolas le ministre de l'Intérieur, donc on peut même pas se dire qu'il fait exprès de mal le protéger en espérant que... (A moins qu'il n'ait imposé une moindre présence policière dans un souci d'économie ? :-) )

07.05.04
08:33:19

Ils n'ont pas raté les "Hum hum..." répétés de Jean-Pierre Raffarin, sur Rires & Chansons.

J'ai remis la radio au magasin, pour réécouter le canular, et dans leurs (fausses) infos, à cha que fois qu'ils parlent du Premier ministre, ils disent "Jean-Pierre - Hum-hum ! - Raffarin"

07.05.04
08:10:45

Ce matin, en tombant du lit, je suis aussi tombé sur le canular du matin de Rires & Chansons. Et celui d'aujourd'hui était particulièrement réjouissant. L'imitateur appelle le standard de Matignon en prenant la voix de Philippe Douste-Blazy et demande à parler à Jean-Pierre. Quelques secondes d'attente, et il se retrouve avec le Premier ministre en ligne.

Le but, c'était de lui faire croire que Philippe Douste-Blazy s'était fait prendre en photo en délicate posture au bois de Boulogne. Et il a bien réussi. Jean-Pierre avait l'air très embêté, il n'arrêtait pas de faire "Hum hum..."

Mais la cerise sur le gâteau, que n'espérait sans doute pas le piégeur, et qui risque d'être le plus ennuyeux pour Matignon, c'est qu'avant que l'imitateur n'arrive à en placer une pour sortir son canular, Raffarin a fait de longs commentaires sur l'élection du successeur de Douste-Blazy à la mairie de Toulouse.

Le nouveau maire ne s'offusquera sans doute pas que le Premier ministre l'appelle "le petit "("Alors, il doit être content le petit ?"), mais par contre, Françoise de Veyrinas, la première adjointe, risque d'assez mal prendre le fait que Jean-Pierre Raffarin la traite d'idiote à la radio... :-)

Huhuhu... C'était ça le plus drôle. Je me demande par qui et comment cette info va être reprise, et comment Matignon d'un côté, Françoise de Veyrinas de l'autre, vont réagir

Un peu après, dans la voiture, après avoir zappé sur d'autres radios, je suis revenu sur Rires é Chansons juste à temps pour apprécier le commentaire de monsieur Clairon (censé être un vieux commentant d'actualité : "Monsieur Clairon, une vision du monde plus vieille, et plus conne !") :

Voilà ce que disait monsieur Clairon, en se marrant : "C'est quand même un peu inquiétant, de voir qu'on peut parler à Raffarin aussi facilement. Je veux bien qu'il soit proche des gens, mais quand même, de là à raconter tout et n'importe quoi à la première personne qui lui téléphone ! Maintenant, quand on est espion, plus besoin de poser des micros, de faire des filatures, il suffit d'appeler Matignon et de dire "Bonjour, je voudrais parler à Jean-Pierre Raffarin !" - "Oui, bonjour monsieur le Premier ministre, voila, je suis espion et je voudrais les plans de l'Airbus. Assez rapidement s'il vous plait. Vous pouvez me les faxer, En vous remerciant!"

Bon, je retranscris de mémoire, mais c'était plus drôle en vrai, et j'étais mort de rire.

07.05.04
07:59:12

Au boulot avant 8 heures ! Wow, ça fait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé !

06.05.04
21:57:19

Aujourd'hui, j'ai vendu des cartes postales à un sosie de Stéphane Rideau jeune, qui devait avoir à peu près le même âge que quand il a tourné "Les roseaux sauvages".

:-p

04.05.04
23:34:51

Ce soir, deuxième séance de voltige.

Après le décollage, j'enroule des virages pour monter à 3500 pieds (environ 1000 mètres) en restant à la verticale de l'aérodrome. C'est un vrai bonheur de pouvoir tirer franchement sur le manche dans le virage, sans s'inquiéter de faire souffrir l'avion, puisqu'il est fait pour ça.

3500 pieds à la verticale, on commence les évolutions. Deux ou trois petits tonneaux pour se mettre en jambes, et on attaque un renversement sous 45°.

On commence par faire accélérer l'avion jusqu'à 250 km/h. Puis on tire sur le manche pour monter sur une pente de 45°, et on fait un demi-tonneau. On se retrouve donc toujours en train de grimper sur une pente de 45°, mais la tête en bas. Puis on tire sur le manche pour revenir à l'horizontale en faisant un peu plus d'une demi-boucle (225° exactement).

On enchaîne les renversements et les tonneaux. En sortant d'un renversement, je tire un peu trop brutalement sur le manche, déclenchant une alarme sonore. On vient de dépasser + 4,5 G. Pendant ce bref laps de temps, on a pesé 4,5 fois notre poids (288 kilos, j'améliore mon record de vendredi ! :-) )

On enchaîne, on enchaîne, à tel point que je commence à voir des étoiles. En sortant d'un autre renversement, je sens la peau de mon visage qui s'étire vers le bas. Avant de retourner se poser, je demande à faire un peu de vol dos.

Un demi-tonneau, et nous voilà volant en palier, la tête en bas. C'est assez déroutant. Devant soi, on a le ciel en bas et la terre en haut. Si on lève la tête, on ne voit plus le ciel à travers la verrière, mais le sol. Pour aller à droite ou à gauche, il faut pousser le manche dans le sens opposé, puisqu'on vole à l'envers...

Il paraît que le vol dos est un bon test pour savoir si les gens "tiennent" la voltige ou pas, et que certains sont malades au bout de quelques secondes seulement. On en fait une trentaine environ, avant que j'en sorte par un demi-tonneau.

Une vrille pour perdre de l'altitude, et on se repose. IL y a beaucoup de vent aujourd'hui, par rapport à vendredi, et il n'est pas facile de dompter la bête au sol (c'est un avion à train classique, plus délicat à faire rouler qu'un train tricycle).

A la fin de la séance, j'ai quand même un peu mal au coeur. Je débarque dans la salle de préparation des vols, où un sympathique jeune homme me demande avec un sourire "Ca s'est bien passé ?". "Ouais ouais..."

Il ne lui est pas difficile de deviner que je viens de faire de la voltige , quand on arrive avec son parachute à la main, c'est assez évident ! C'est un charmant p'tit Suisse qui vient d'accumuler quelques heures de vol sur le Cap 10 de Midi-Pyrénées Voltige.

Dommage, j'aurais dû me secouer quelques minutes de plus, peut-être que je serais tombé dans les pommes juste devant le p'tit Suisse ! :-)

02.05.04
22:25:02

Comme quoi, il faut savoir être optimiste et tenter le coup.

Samedi matin, on hésitait un peu à partir en avion à l'île d'Yeu, au vu de ce que nous disait la météo. A Blagnac, le prévisionniste m'avait montré les images satellite, et avait l'air très pessimiste sur nos chances d'atteindre l'île.

Finalement, on est partis, Cédric, sa mère et moi, dans le Cessna. Un peu avant Bordeaux, les nuages nous obligent à descendre du niveau 65 (environ 2000 mètres) au niveau 45 (1 350 mètres). Puis au niveau de la centrale du Blayais, les nuages de plus en plus bas nous font descendre jusqu'à 2000 pieds (600 mètres).

Alors qu'on arrive sur l'embouchure de la Gironde, on passe sous le passage nuageux. Les gouttes de pluies s'écrasent et crépitant sur la verrière pendant qu'on passe so us les nuages noirs. Derrière, on voit le soleil, on peut donc s'y engager sans crainte.

On continue à longer la côte, et bientôt apparaît l'île d'Oléron, puis l'île de Ré. A l'extrémité nord de celle-ci, nouveau grain qui nous ob lige à faire un détour pour le contourner. On longe la côté pour l'éviter, et on arrive devant les Sables d'Olonne, noyés sous la pluie. Je pense à Thierry, à qui j'envoie un SMS. Puis on met le cap directement sur l'île d'Yeu.

C'est parti pour 57 kilomètres de traversée maritime. Etant donné qu'on ne peut pas monter assez haut à cause des nuages, en cas de panne moteur, on ne pourra pas rejoindre la côte en plané. On a donc pris les gilets de sauvetage, bien sagement rangés à portée de main, et j'ai déposé un plan de vol.

Au milieu de la traversée, un gros grain nous oblige à faire un détour. Finalement, l'île apparaît, et on se pose quelques minutes plus tard, avec du vent mais sous le soleil. Nous avons vaincus les éléments hostiles, et nous voila arrivés.

On fonce à la crêperie du port, où on déjeune au soleil. L'après-midi, on fait une partie du tour de l'île pour la faire découvrir à la mère de Cédric, dont c'est la première visite. Notre vaillante 4L s'arrête derrière une non moins vénérable 104 immatriculée 31. C'est l'occasion d'engager la conversation avec ses propriétaires, un couple de Toulousains arrivés le jour même pour 15 jours de vacances. Ils sont jaloux comme des poux (cailloux, choux, genoux...) quand ils apprennent qu'on est arrivés à 14h15 après avoir quitté Toulouse à midi. Eux sont partis à 8h du matin, et sont arrivés... après nous ! Trajet trois fois plus long que le nôtre. Ca a du bon, le jet, heu... l'avion privé ! :-)

Samedi soir, je fais découvrir le bar de l'escadrille. Ce soir, c'est un trio de chanteurs de l'île, et ils savent mettre l'ambiance. Pêcheurs, islais et îliens de passage reprennent à tue-tête les refrains des chansons de marins, et frappant dans leurs mains. Dans un genre très différents des Follivores ou de la Scream, c'est le genre de soirée que j'adore !

"Partons, la mer est belle
Embarquons nous pêcheur
Guidons notre nacelle
Ramons avec ardeur
Au mat hissons les voiles
Le ciel est pur et beau
Déjà la blanche étoile
Guide nos matelots
"

C'est une de mes préférées, avec Santiano. J'ai failli y laisser ma voix !

Vers 1h30, juste avant la fermeture, on quitte le bar, où l'alcool commence à en échauffer sérieusement quelques uns ! :-)

Dimanche, après un pot au bar de l'escadrille et un nouveau déjeuner à la crêperie, on reprend l'air sous le soleil, directement La Rochelle, où on va saluer nos amis de l'aéroclub. La dernière branche du trajet est un régal pour les yeux, avec de nouveau les îles de Ré et d'Oléron, et l'estuaire de la Gironde, tout ça vu de haut, puisqu'on est montés au niveau 115 (presque 3500 mètres). Juste en dessous de la limite à partir de laquelle la réglementation impose de l'oxygène.

Arrivée à Toulouse à 20h30, juste avant que l'orage n'éclate...

Passage sous un grain sur l'estuaire de la Gironde Le long de la côte
Ile d'Yeu Le port
Décollage Ile d'Oléron

01.05.04
00:30:49

19h45, l'avion prend de la vitesse, je garde l'axe, et je tire doucement sur le manche. On décolle. On monte rapidement vers 4000 pieds (1200 mètres). L'avion est plus vif que ceux auxquels je suis habitué.

Stabilisés vers 4000 pieds, je tire franchement sur le manche pour faire lever le nez de l'avion sur l'horizon, puis je pousse le manche en butée à gauche, tout en continuant à tirer et en corrigeant au pied. En quelques secondes, nous voilà sur le dos, la tête en bas. Je pousse à présent sur le manche, tout en continuant à le pousser à gauche. L'avion continue à tourner, et nous revoilà à l'endroit.

Je viens de réaliser le premier tonneau de ma première séance de voltige. L'instructrice me donne quelques conseils, et j'enchaîne avec un deuxième, un peu meilleur me semble-t-il.

"Allez, maintenant, on va faire une boucle ! "

Ouaiiiiiis !!! (Je l'ai pas dis, je l'ai juste pensé très fort)

Pour la boucle, on pousse légèrement sur le manche pour accélérer jusqu'à 230 km/h, puis on tire franchement sur le manche. Le nez se lève, l'avion monte, monte, se retrouve à la verticale, l'hélice pointée vers le ciel. Plein gaz, on continue à tirer sur le manche, et on se retrouve la tête en bas.

On bascule la tête en arrière, pour voir le sol arriver par derrière, tout en continuant à tirer. L'avion passe de nouveau à la verticale, nez cette fois pointé vers le sol, et on tire encore, encaissant quelques "G", pour se retrouver à nouveau à l'endroit. Gé-nial...

Ensuite, on a enchaîné avec deux vrilles, une par la gauche, une par la droite. La vrille, c'est le truc à éviter absolument en avion, parce que si on n'arrive pas à en sortir, ça tue. En voltige, on peut.

Réduction des gaz, la vitesse décroît, l'avion s'apprête à décrocher. Manche à fond en arrière, et pied à fond à gauche, et paf, on est parti en vrille. Un demi-tour, un tour, hop, on en ressort. Même chose par la gauche. Ca tourne assez violemment, mais c'est sympa.

On refait quelques tonneaux, une ou deux boucles, et il est temps de redescendre, il est 20 heures passées, et les riverains aimeraient sans doute retrouver un peu de calme pour la soirée. Puisqu'il faut redescendre pour atterrir, on en profite pour refaire une vrille, qui fait perdre de l'altitude. Un demi-tour, un tour, un tour et demi, et hop, on ressort.

Je fais atterrir le Cap 10. 26 minutes de pur plaisir. Et je me sens très bien, alors qu'il n'est pas rare, la première fois, d'être plus ou moins malade au bout de 20 minutes.

On regarde l'accéléromètre : on a atteint + 3,8 G et - 1,9 G. En positif, j'ai donc pesé jusqu'à 243 kilos au cours de cette séance. Wow ! :-)

01.05.04
00:20:16

Tiens, l'Europe a pris de l'embonpoint, et Tatiana n'est plus seulement un prénom polonais, mais aussi un prénom européen !

* * *

Aujourd'hui, on a eu un client de marque au magasin : Philippe Perrin, un des (rares) cosmonautes français.

Je l'avais même pas reconnu...

* * *

La boite qui m'a virée va entrer en bourse, au Nasdaq. Version pessimiste : "les salauds !" Version optimiste : au moins nos licenciements auront peut-être servi à quelque chose ! :-)

Bon, mes actions vont peut-être valoir un peu plus que rien, alors... Enfin j'attends de voir, hein...







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